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29.03.2007

Les petites choses

En panne de maison apte à m'accueillir, je me retrouve chez Thibaut.

Toute seule.

Je savoure ces instants où je me laisse aller à ne rien faire… si rares, moi l’ancienne enfant hyper active.

 

Alors je pense à toutes ces petites choses, ponctuelles ou régulières, si importantes et dont je ne pourrais me passer :

 

-        croiser mes voisins en dehors de notre quartier et nous lancer ce clin d’œil complice et chauvin

 

-        entendre « tu as encore parlé cette nuit » : qui dit pipelette le jour, dit pipelette la nuit ! j’adore ces appréhensions « j’ai parlé ? j’ai dit quoi ?? » (je ne lui ai quand même pas avoué que je l’aimais…)

 

-        me souvenir de mes rêves : ils sont censés être le reflet du subconscient. (Va quand même falloir m’expliquer ce que veut me dire ce dernier quand un chat se transforme en clown avec une main en téléphone au milieu d’une forêt de chaussettes…)

 

-        faire des cascades dans la poudreuse avec Sonia et m’asseoir dans la neige pour pleurer de rire

 

-        lire du FB, me projeter dans sa vie de patachon et ses histoires d’amour merdiques qui finissent parfois bien (et me rassurer)

 

-        manger avec mes parents autour du bar de la cuisine, écouter mon petit frère m’expliquer ses histoires de cœur et ses prouesses sur PS2 (saviez vous que je-ne-sais-qui pouvait faire je-ne-sais-quoi dans je-ne-sais-quel-endroit au volant de je-sais-quelle-voiture-de-sport ?)

 

-        solliciter ma sœur pour tout : elle est bureau des rires et des pleurs et coach perso,

 

-        entendre Romane, 3 ans, me dire qu’elle a un bibi et qu’elle a du se faire piquer par un gros-codile ou un petit-codile

 

-        me faire une soirée TV toute seule, avec couverture polaire, chaussettes « grenouille » et yogging 

 

-        faire ma petite crise existentielle et envoyer un texto à qui de droit

 

-    regarder Antoine sourire

 

-        à l’irrésistible question : « tu rentre avec moi ce soir ?» posée par un mec rencontré en boite, répondre « oui, je préviens ma cops et je reviens », ne pas revenir et le laisser planté là

 

-        à la question « c’est quoi ton téléphone ?» posée par ce même mec, répondre « un Motorola ! »

 

-        m’exclamer « oh batard » quand je fais tomber quelque chose

 

-        entendre Romane (3 ans je vous rappelle) s’exclamer « oh batard » quand elle fait tomber quelque chose (oups…)

 

-        raconter mes histoires de célibattante à mes copines jeune-mariées, jeune-mamans, jeune-propriétaires d’une maison à la campagne

 

-        faire ma JPD girl, mettre un vernis rose ridicule sur mes orteils et me faire moquer par mes colocs

 

-        m’occuper comme je peux dans les bouchons avec Mathieu : 2 tarés sur une autoroute bloquée, chantant à tue tête et chorégraphiant le « best of 80’s » !

 

-        écrire pour ce blog

 

-        l’attendre et l’entendre arriver

 

Nous allons manger…

 

26.03.2007

Effrayant

Val Thorens, tempête de neige… on regarde la TV ce soir.

 

Envoyé Spécial : reportage sur les militants du Jean Marie national(iste).

 

Je m’arme de tolérance pour essayer de comprendre ces gens hors normes (la montagne a des effets apaisants, sachez-le)

 

Témoignage n° 1 :

2 hommes attablés, 2 ou 3 bouteilles de vins vides devant eux,

- moi, chuis po raciste, j’aime bien le couscous !

(avec rire gras)

- et pis, y’a des chasseurs qui aiment les animaux !

(avec 2nd rire gras)

 

Mouais… mon plafond de tolérance est dores et déjà atteint…

 

Témoignage n° 2 :

Une bande de djeun’s, mi-skin, mi-gothique dans un appart’ (avec un joli parquet ceci dit : c’est vraiment donner de la confiture aux cochons !)

- de toutes manières, faut que ça pète, faut une GUERRE !!

 

 Ouh la...

 

Témoignage n° 3 :

Un homme à sa barrière, avec un énoooooorme chien, refuse de laisser entrer les journalistes

- moi j’aime po les étrangers, et ça fait 30 ans que ça dure !

 

Il a au moins l’avantage de reconnaître ses idées et de ne pas se cacher derrière une fausse tolérance.

Certes, ça ne l’empêche pas d’être con.

 

Précision importante : ces gens vivent dans l’Ain, département calme où les taux de chômage et de délinquance sont bas, à en faire pâlir la Corrèze … Ils n’ont même pas l’excuse d’être effrayés par une confrontation au nerf de la guerre du FN.

Ils sont juste lobotomisés par la (sur)médiatisation des événements…

 

C’est aussi triste qu’effrayant. « C’est ça la France  », comme dirait Marc (Lavoine, ndlr) ?? j’ose espérer que NON !

 

Sur 5 personnes à regarder l’émission, nous serions 3 à pouvoir préparer notre déportation : un groupe judéo-arabo-homosexuel ou comment cumuler les tares aux yeux de celui qui louche ?

Pourtant dans notre location à 9300 dollars la semaine, les conseiller en GP, clerc de notaire et assureur que nous sommes n’avions pas l’air si méchants…

 

16.03.2007

Juan Perez Descombes Girl

Hier soir, moment tant attendu depuis des semaines :

on tourne enfin le prochain "JPD", personnage décalé du World Wide Web.

au programme : du drap, du vernis à ongle hideux, du léchage de pied, du livre et de l'oeuf...

oui, comme ça c'est incompréhensible mais cette soirée restera pour ses protagonistes un moment d'anthologie avec crise de rire et courbatures le lendemain !

J'ai hâte de voir le résultat !

 

Sachez mes petits clous que je vous quitte pour qq temps... le temps est venu pour moi de prendre des vacances !

Val Thorens me voilà ! j'essaie de revenir entière.

Enfin !

Mercredi soir, ciné "Contre Enquête" avec Jean Dujardin.

Verdict : bien. C'est déroutant car la fin est "satisfaisante" bien que politiquement incorrecte (c'est pas joli joli ce que tu as fait mais sache que j'aurai agi de la même manière !) 

Mais surtout : c'est émouvant : j'ai pleuré !

et 2 fois !!!! that's incredible !

 

promis, un jour, je pleurerai pour un événement réel...

 

Bref, bonne soirée. Bien qu'un peu rapide, comme dirait D.

12.03.2007

Personnage ?

Mon caractère est-il conforme à ma personnalité ?

 

J’avoue avoir quelques difficultés à me définir moi-même… la Barbie que mes proches connaissent : est-ce réellement moi ou est-ce un personnage créé par moi ?

Barbie, c’est Barbara en pire (sinon, pourquoi la créer ?).

 

Que s’est-il passé ? Ai-je changé ou ai-je toujours été comme ça, avec 2 facettes ?

 

Flash Back : à 20 ans, je suis quadra avant l’heure, quasi-mariée, avec bague de fiançailles, liste des invités, choix du prénom + chambre du bébé. Et j’oubliais : une vie ennuyeuse, avec fiancé obnubilé par son taff, sexualité à 2 balles, 3 ou 4 amis qui traînent mais qu’on ne voit pas souvent car il y a la distance (rouen-paris) et puis faut pas se coucher tard car demain (dimanche midi), on déjeune chez mes parents (ou les tiens) avec ma sœur (ou la tienne) et son mari (ou le sien).

 

Puis rupture : je me retrouve sans appart’ avec une lampe et un lecteur DVD (et sans TV, les films sont moins biens…).

 

Toute seule (ben oui, mes 4 amis ne peuvent pas trop sortir car demain ils déjeunent chez leurs parents).

 

Après période de deuil (10 mois), découverte : il y a plein de gens sympas, qui se marrent, qui font la fête, qui s’instruisent, qui vivent !

Conclusion : je vais faire pareil. 3 années de débauche et aujourd’hui, je me pose la question existentielle : qui suis-je ? Barbara-la-quadra ou Barbie-la-folie ?

 

Réponse 2 ! (Ouf !)

 

De 16 à 19 ans, je traîne dans les boites (cf. « nostalgie »), je parle fort, je me marre pour rien, je fais des concours avec mes copines (sortir avec 3 mecs le même soir), je réponds à mes parents, je me moque des intellos de la classe à cause de leurs coupes de cheveux de 1ère communion. Je fais même un tour à Brisout de Barneville (nan, je n’en suis pas fière).

à Barbie

 

Puis la rencontre : au début, c’est fun : il est + âgé (9 ans de plus que moi), il a un appart’ (finis les plans kebab en sortant du ciné), une vraie voiture (qui ne tombe pas en panne), un salaire (qui permet de sortir). Je ne suis pas vénale mais je me la joue : « j’suis hyper mure pour mon âgé, ok ?? ».

A la fin, ce n’est pas fun : il est trop âgé (9 ans de plus que moi), il a un appart’ (avec le pack courses, ménage, routine), une vraie voiture (qui ne sert à rien), un salaire (qui permet de sortir mais on ne sort pas). Je ne suis manifestement pas vénale et je me la joue « je vis comme ma mère » (parce qu’elle, elle a vraiment 45 ans).

à Barbara

 

Enfin, la vraie vie : celle d’aujourd’hui. Epanouie, heureuse, indépendante, décalée (un peu folle selon certains), survoltée.

à Barbie

 

Je suis redevenue moi, avec mes 2 facettes, mes temps d’adaptation (à l’environnement, aux gens) et ma schizophrénie border-line.

Merde à celui qui m’a fait changer. Merci à lui de m’avoir quittée.

 

Je préfère Barbie (on rigole bien toutes les 2).

06.03.2007

Comment faire sa pétasse en soirée mondaine

Ce soir, inauguration du nouveau resto fashion de Rouen.

 

Entrée sur invit’, ambiance « pas d’baskets ».

 

Elise, Soon et moi entrons donc et ô misère, je ne suis pas coiffée et ma pince à cheveux me claque dans les mains… il va donc falloir frapper fort pour ne pas passer pour une andouille : je vais faire ma pétasse.

 

Règle n° 1

Prendre un air assuré, se présenter aux bonnes personnes (= le restaurateur & sa femme), éviter les pique-assiettes de base (=l’employé de la boîte d’à côté, envoyé par son patron qui a lui-même une soirée plus jet set encore).

 

Règle n°2

Boire du champagne (et non du punch), tenir mon verre par la tige (si vous ne connaissez pas bien vos règles de bienséance, regardez le magazine « chic » sur Arté !), manger quelques petits fours (ne pas se goinfrer, même si c’est très bon).

 

Règle n°3

Parler en private avec mes copines et rire discrétement (pas d’éclat de rire gras). On n’est pas en soirée « spécial célibataires » !

 

Règle n° 4

Saluer quelques personnalités commerçantes de la ville (sinon, on passe pour la pique-assiette évoquée en 1) : Farid, Zouzou, Patrick, Alain… ils sont tous là.

(note pour plus tard : mon budget annuel fringues + resto + clubbing doit être faramineux pour tutoyer tous ces gens alors que je ne suis pas de ce milieu professionnel… promis, un jour, je ferai mes comptes)

 

Règle n° 5

Etre saluée par des gens qui connaissent mon prénom mais que je ne reconnais même pas…

 

Règle n° 6

Etre reconnue :

Lui : hey, je t’ai vu on TV !

Moi : ??

Lui : sur Lamosatv !

Moi, souriante : ah oui (intérieurement : énooooooorme ! suis trop fan !)

Lui : tu peux me signer ça (il me tend un dessous de verre), je montrerai à mes collègues demain ! on regardait tous les jours avant !

(Moi, intérieurement : ben dis donc, ça bosse dur dans sa boîte !)

Lui : merci, et continuez surtout !

 

Si, ça, c’est pas faire sa pétasse en soirée mondaine !

05.03.2007

Bouriké

Je me demandais par qui j’allais commencer ma série de portrait…

 

Je ne voulais froisser personne mais je devais faire un choix. C’est comme choisir son témoin de mariage : il y a ma sœur, mon meilleur ami, ma meilleure amie, mon amie d’enfance, toutes celles qui me connaissent si bien…

Bref.

Le problème du premier portrait se posait.

Puis, la révélation !

Je vais évidemment faire honneur à celui que je vois chaque jour, qui m’écoute me plaindre sans me remettre en question, qui m’entend hurler quand je suis en colère sans me demander de me taire, qui me regarde rire même aux blagues pas drôles… cet être si cher, c’est Bouriké !

 

Bouriké est la mascotte du boulot : c’est un âne en résine, moche, à l’œil vitreux, aux pattes cassées et à l’oreille manquante. Je l’ai récupéré dans le cadre d’un malencontreux sinistre.

Il fait l’objet de l’adoration de mon supérieur et de certains de mes collègues. En revanche, 2 filles le détestent : 1 l’a même balancé dans un carton pendant mon absence…

Mais il a survécu !

 

Et depuis qq temps, je l’orne chaque mois d’une nouvelle parure thématique :

 

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Décembre : Bouriké fête Noël

 

 

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  Janvier : Bouriké a eu la fève

 

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Février : Bouriké cherche une amoureuse pour le 14

 

 

 

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Mars : Bouriké loue un chalet à Val Thorens et obtient son flocon (essayez d’en faire autant avec 2 pattes cassées et on verra après)

 

 

 

Je t'aime Bouriké.

 

 

 

 

 

 

01.03.2007

Nostalgie

http://www.radioblogclub.com/open/28704/ll_cool_j/LL%20Co...

 

La chanson de mon adolescence !

Celle sur laquelle j’ai ri, pleuré et rêvé ! C’est kitsch mais que le premier qui n’a pas fait la même chose me jette la pierre !

 

Etape 1

Je passe mon adolescence à Elbeuf. TF1 pourrait nourrir sa rubrique « faits divers » quotidienne avec cette seule ville. A 14 ans, je me fais voler mon scoot’. 2h plus tard, ce dernier est de retour at home : mon mec me l’a retrouvé !

C’est le bon côté des choses.

Puis je me balade en ville ou je sors avec mes copines et j’entends : « c la meuf à Karim » car, oui dans ce monde d’espèces en voie de disparité, tu n’es pas « Barbara » mais « la meuf à … » (oui, il existe aussi des problèmes de grammaire !)

C’est le mauvais côté des choses !

Alors, « ni pute ni soumise » dans l’âme et avant l’heure, le fameux Karim ne voulant pas que je passe mon permis « tu crois que tu vas aller faire la belle comme ça en voiture et me taper l’affiche ? », je dis stop et aurevoir à Karim.

 

Etape 2

Départ pour Rouen city et scolarité dans un lycée privé (muff…) je rencontre Fanny et Dorothée. Nous sommes les terreurs de l’établissement !

Nous traumatisons les pauvres petits fils/filles à papa qui nous entourent. On les piste en ville, on leur colle la honte dans la cour. De vraies pestes. Y’en a même une qui se prend une claque à la récré, sans raison apparente.

Et tandis que nos camarades regardent la TV avec leurs parents le samedi soir, nous sommes addictes aux soirées « Mords moi le Miko » et Mousse du Traxx et aux danses sur le bar de la Brocherie. Roooo  !

Nous changeons de mecs toutes les semaines (je suis toutefois plus prude que mes acolytes). Arnaud, Simon, Djaouad…

Puis je rencontre C. Il ressemble à Ll Cool J, en blanc ! C’est à ce moment que cette chanson prend toute sa dimension !

Je ne sais même plus comment se termine l’histoire avec C. mais les 1ères notes de la chanson me font bondir !

 

Tout à l’heure je papote avec Fanny,

Moi : j’ai retrouvé la chanson « Hey lover ».

Elle : waouh ! moment de nostalgie ! tu avais la K 7 !

 

La K 7… !

 

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