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31.03.2008

Etre une fille

Ce week end, je crois être redevenue une Fille :

vendredi soir, je prépare un bon petit repas à mes convives. Tout le monde se régale, jusqu'au café. Je teste donc le "calme, luxe et volupté" proposé par Swingphil ! la soirée se termine en open space : nos portes d'appart ouvertes, des va et vients entre chez Tibo et chez moi, des gens qui dansent et qui chantent dans le couloir (j'ai des voisins en or !)

samedi midi, déjeuner en ville avec mes amis comédiens puis un départ (forcé pour certain) chez Leroy Merlin. Pas très féminin me direz vous ?! c'est sans compter sur le fait que j'aie monstrueusement galéré pour trouver l'entrée du dit magasin de bricolage (de ronds points et des voies rapides partout... je me suis perdue !)

samedi soir, un diner au resto avec mes copines. Après ? rien ! même pas un petit Nash.. rien ! je rentre me coucher, comme le font mes copines "filles" (pas les demi-mecs)

dimanche, levée avec une boule au ventre. une crise d'angoisse. une vraie crise féminine. mon Dieu, je n ai pas eu à gérer ça depuis des mois... Appel de F. Départ pour le Musée des Beaux Arts. Ca va mieux, je me calme et m'instruis ! Je croise des copines, balance 2 ou 3 méchancetés sur une connaissance commune (très féminin, ça) et elles se marrent (tout aussi féminin !). Tentative de Brunch dans le jardin des sculptures mais le serveur m'annonce que c'est trop tard. Alors je boude (féminin aussi ça !).

dimanche soir, 2 coupes de champagne pour fêter l'extension de la maison de X puis retour at home. "Ray" à la télévision. J'ai pleuré. Putain je pleure devant les films maintenant ! et ce n'est pas la première fois : déjà à Val d'Isere, j ai pleuré devant FBI Portés Disparus (c'est pathétique, je sais).

 

Ceux ne sont pas des blagues, je récupère vraiment un comportement FEMININ...  

 NNNNNOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN !!!!

25.03.2008

Barbie Bricol Girl

Aujourd'hui, je décide d'accrocher enfin cette plaque métallique à mon mur. Voilà des semaines que je demande à Thibaut de s'en occuper mais rien.

"Je vais bien y arriver" me dis-je.

C'est alors que j'endosse mon costume de Barbie Bricol Girl. A l'inverse de l'idéal d'Alain Chabat, pas de costume de pin up ni de déguisement de lapin avec queue rose sur les fesses mais un tee shirt moche et un pantalon fluide en coton épais.

C'est parti.

1ère difficulté : trouver la perceuse ! c'est con mais Thibaut a une façon bien à lui de ranger et moi, je ne sais pas où se trouve la fameuse perceuse. Je l'aperçois, la prends ainsi que les mèches à béton et les chevilles (oui, Môssieur, j'ai le vocabulaire du bricoleur). J'ai la bête dans les mains.

2ème difficulté : comment installe-t-on la mèche (là, je me sens intellectuellement limitée) ? j'ai vu Papa et Thibaut faire ça des centaines de fois et zut, je ne sais pas comment on installe cette foutue mèche. Mais je les ai vus tourner l'embout, alors j'essaye et découvre un système d'étau (il est fort ce Monsieur Bosch !).

C'est parti, je perce mon mur (j'ai préalablement ouvert la fenêtre et protégé mon mobilier). Les premiers centimètres sont constitués de placo plâtre donc c'est facile. Ensuite, la brique. C'est pas grâve, je continue. Je précise la configuration : je suis en équilibre sur une chaise et je perce environ 15 cm au dessus de ma tête.

L'opération me coûte alors un bras. Cette expression signifie, en son sens figuré, une dépense excessive, à l'instar de "ça coûte la peau du ...". En son sens propre, utilisé ici, elle signifie simplement que j'ai perdu mon bras, que je ne le sens plus, hormis peut être cette douleur qui lance mon épaule mal soignée.

Mais les trous sont creusés.

3ème difficulté : installer la plaque, qui doit peser dans les 15 kg, soit un quart de mon poids (à 2 ou 3 kg près, ça va...). J'ai donc à bout de bras (un seul, puisque j ai perdu l'autre), un objet lourd, avec 2 minuscules trous dans lesquels je dois enfoncer 2 vis, fixées au mur. L'opération prend 10 bonnes minutes.

 

Résultat : il me manque un bras et je pense avoir déclencher un torticolis mais j'ai réussi à installer cette chose toute seule ! suis fière de moi !

Toutefois, une inquiétude me guette : la dite plaque est très très lourde et si elle est mal fixée et tombe, elle casse la télé, le PC, la lampe de la mort et le meuble. Buurrppp.

23.03.2008

Sexe, Alcool et Autorité...

... ou un vendredi soir chez Barbie !

Vendredi 21 mars, 20h30, la sonnette va retentir toutes les 5 ou 6 minutes, pendant une bonne demi heure, afin de faire arriver la quinzaine de protagonistes. Tout le monde est là, 4 filles, 11 garçons. La soirée "Sexe, Alcool et Autorité" peut donc commencer.

 

SEXE

- Garçon n° 1 vient avec Fille n° 1, intéressée par garçon n° 1, qui ne semble pas vouloir lui rendre la réciproque. Garçon n° 2 rétorque à Garçon n° 1 qu'elle est plutôt mignonne. Je soupçonne même un "si tu ne veux pas de Fille n° 1, je m'en occupe". C'est ainsi que Garçon n° 1 décide quelques dizaines de minutes plus tard d'enfoncer sa langue dans la bouche de Fille n° 1 (ambiance Hélène et les Garçons... le romantisme absolu).

- Garçon n° 3 ne réfléchit pas avec son cerveau. Ainsi, il décide de ne pas partir bredouille. 4 filles : Fille n° 1, semble occupée, Fille n° 2, future mariée (vivement le 30 août), Fille n° 3, Barbie (la première tentative de garçon n° 3 s'étant soldé par un douloureux échec, le Mâle n'essaye même pas) et Fille n° 4, déjà mariée mais quelques problèmes de couple sont connus et reconnus.  Ainsi, garçon n° 3 essaye tout avec sa seule proie potentielle. Echec cuisant. Quand Fille n° 4 part, garçon tente un ultime coup de pression auprès de Fille n° 3 (ambiance Sex and the City... l'envie de B... absolue de garçon n° 3)

- Fille n° 4 a donc quelques problèmes de couple. Un mariage en 2006 et 7 bougies de couple soufflées (aie, le cap des 7 ans). La situation n'est pas des plus simples car elle a un amoureux transi dans son entourage, dont elle est un peu amoureuse aussi (ambiance Santa Barbara... l'adultère et la complication absolus). Fille n° 3 connaît déjà toute l'histoire par coeur mais Fille n° 4 avoue enfin avoir fauté avec l'amant (comme si Fille n° 3 ne s'en doutait pas)

 

ALCOOL

- Fille n° 4 tape également dans l'oeil de Garçon n° 2. Ce dernier, pas vraiment au top de la "drague attitude", ne tente rien auprès de la Belle mais vanne à outrance Garçon n° 3, qui évidemment rétorque de plus belle. Ainsi, une bagarre musicale commence. Chacun tente d'imposer sa chanson sur Deezer afin de faire danser Fille n° 4 (qui je vous le rappelle, s'en tape puisqu'elle a déjà un mari et un amant). (Ambiance Miel et les Abeilles... le pathétique absolu). Afin de s'imposer, chacun s'alcoolise lentement mais surement (ambiance Dallas... la Sue Hellen absolue)

- Garçon n° 4 trouve rigolote cette petite plaquette couleur Or avec des petits cachets blancs dedans. Il sait que les dits cachets ont une utilisation strictement féminine mais dans un accès d'alcoolisation intense, décide d'en avaler un !!! (ambiance American Pie... l'expérience et la découverte du corps absolues). C'est ainsi que Fille n° 3, Barbie, se retrouve encore sans pillule (et après elle s'étonne d'avoir à se coller la honte devant le pharmacien...)

- Garçon n° 2 est dans un état lamentable. Un oeil clos, un bras balant, une chaise pour le maintenir. Il a soif. Encooooore ? Soif d'eau. Forcément. La flemme de se rendre jusqu'à la cuisine (il y a bien 3 ou 4 mètres à parcourir). Il plonge alors son gobelet dans... le bocal du poisson et en boit le contenu !!!!  (ambiance Jackass... la stupidité absolue)

 

AUTORITE

Au centre de ce chaos, Fille n° 3, Barbie. Pas de sexe ni d'alcool pour elle. Il lui faut gérer son petit monde, son appartement et les verres renversés. D'habitude, elle est laxiste et s'amuse de bétises des autres. Mais cette fois, elle est malade. Alors sa seule préoccupation est de savoir si elle attend un peu pour vomir ou si elle y va tout de suite !

Garçon n° 5 est très amoureux d'elle alors il se fait du soucis. Avec le regard vitreux du mec saoul, il lui explique qu'il comprend mais que ce n'est pas grâve, qu'elle a le droit d'être malade parce qu'elle a trop bu. Enervée, Barbie rétorque que non, elle n'a pas bu, ELLE !

Garcons n° 2, 3, 4 et 6 veulent la voir s'amuser, la veulent comme d'habitude alors la font danser, danser et danser. Un avantage certain : elle sort ainsi des griffes de Garçon n° 5. Un inconvénient majeur : l'heure H approche (celle où elle vomit) à grands pas.

Installée dans son fauteuil, elle ne bouge plus, regarde les plus alcoolisés et les plus excités (tiens... ce sont les mêmes) déambuler. Renverser des verres. Danser en faisant tomber des bougies, des cactus. Bling, un coup dans la télé. Elle se lève et fait alors sa petite crise d'autorité, chose inconnue à ce jour. Calmement mais surement, elle recadre la soirée. Et tout repart normalement.

 

                                                                                                 

OUOUOOAAAHHHH !!!!! je suis autoritaire, maintenant !  et ça marche en plus ! la claaasseee !

 

19.03.2008

Scénariste dans l'âme !

Légende :

les didascalies

les paroles du garçon

les paroles de la fille

 

PLUS BELLE LA VIE DE BARBIE

Saison 3, épisode 12, scène 5

Barbie est dans son bureau, elle travaille après avoir reçu un appel de sa copine C., qui l'a prévenue d'un appel imminent de Psychopathe, étiqueté Chéri Chéri dans les épisodes précédents mais rebaptisé selon les circonstances.

Le téléphone vibre (c'est beau la technologie)

 

- allo ?

- (voix grâve) Oui, Barbara, c'est Psychopathe

- oui...

- voilà, je tenais à t'appeler pour m'excuser de mon comportement et de t'avoir fait souffrir.

- (ahbon, j'ai souffert moi ??!), oui...

- ouah, c'est difficile à dire.. enfin voilà, je m'excuse sincèrement de mon comportement. Je voulais te dire aussi que je préférerai qu'on n'ait plus de lien.

- rire à peine étouffé, c'est déjà un peu le cas, non ?

- euh... oui... c'est vrai...

- rire discret mais non étouffé, je ne comprends pas ta démarche Psychopathe

- je nettoie mon khârma (oui, Psychopathe est un Spirituel...)

- ah... rire sonore et moqueur. donc tu fais ça... pour toi ?

- euh... oui... je le fais pour moi !

- c'est bien ça, Psychopathe ! dans ces conditions...

tonalité de voix méchante non, je n'accepte pas tes excuses

- ahbon... euh... alors ?

- tonalité de voix cynique autre chose, Psychopathe ?

- non...

- bien

- euh... je te souhaite une bonne journée et du bon pour la suite

- ça marche ! (= expression générique totalement inappropriée ayant vocation à stopper une conversation inintéressante)

Barbie raccroche, se marre toute seule et rappelle sa copine C. pour rire en groupe

 

                                                            

 

A la prochaine grêve des scénaristes de série B, je propose ma biographie !! et zou, plus besoin d'être inventif, tout est là !

16.03.2008

Séparation

Quand je l'ai vu pour la première fois il y a environ 2 ans, j'ai flashé. Depuis, bien que parfois séparés par quelques pauses cycliques, nous étions unis par ce lien particulier. J'aimais me blottir contre lui quand j'avais froid et il me réchauffait de sa chaleur naturelle. Parfois, nous ne faisions que nous croiser mais l'effet était toujours le même pour moi.

Vendredi dernier, nous passons une bonne soirée et croisons plusieurs amis dans notre bar fétiche (le Nash... je vous l'ai déjà dit, non ?!!!). Avec cette foule, nous cessons quelques instants de faire corps et vaquons à nos occupations respectives. Je bavarde avec des gens au bar, tandis qu'il est confortablement installé sur une banquette. J'ai d'abord un oeil imperturbable sur lui puis baisse ma garde, envahie par la confiance.

Au moment de partir, je m'approche de la dite banquette et m'aperçois qu'il n'est plus là. Paniquée, je cherche, demande à mes amis, à des inconnus mais rien. Il est parti. Je suis dingue. Il est parti, avec une autre. Putain, je suis dingue... JE ME SUIS FAIT VOLER MON MANTEAU ! je suis dingue, je vous dis.

Je suis donc rentrée sans lui, et depuis, c'est dur... j'ai froid en fait !

 

13.03.2008

Sortez couverts !

Il y a à peu près un an, je..., je... enfin, je... bref, je commets un acte de reproduction humaine (dirons nous !) avec celui qui hante mes pensées (alors qu il est "L INTERDIT" par excellence). Faut dire qu'il m'y avait poussée (c'est un peu facile, je sais, mais il n'a pas moyen de se défendre ici !!!). Bref, je ne vous fais pas de dessin, vous êtes des adultes !

 

Le lendemain, échange de textos habituel, toout va bien, je suis fatiguée de ma courte nuit mais sur mon nuage. Puis, c'est LA claque. Oups ! voilà déjà plusieurs jours que je bidouille avec ma contraception habituelle et je ne suis pas sure qu'elle recouvre toute son utilité... paniquée, je file à la pharmacie pour me renseigner des réels risques. Je précise que la dite pharmacie se trouve juste en bas de mon bureau, que je passe devant tous les jours et que les préparateurs présents sont quasiment des collègues, puisqu'employés de la Mutualité Française.

Quand je me rends habituellement dans cette pharmacie pour acheter mon baume à lèvres NUXE à 52 dollars ou ma crème de jour à 432 dollars, je suis servie par Sylviane, préparatrice d'une cinquantaine d'années, aux cheveux gris, au pull jacquard gris, à la jupe plissée grise et aux collants gris avec des chiens gris foncés dessinés.

Evidemment, quand je me rends à la pharmacie pour savoir si ma connerie de la veille ne risque pas de chambouler ma vie, je suis servie par David, préparateur d'une trentaine d'années, au sourire Ultra Brite, à la petite coupe fashion et aux converses de la mort (que tu trouve seulement en espagne, tellement elles sont fashion).

1er grand moment de solitude.

Je tente alors de conter mon histoire sans entrer trop dans les détails : "voilà, je crois que ma contraception ne doit pas répondre à ses obligations compte tenu de tels et tels facteurs (= mes oublis répétés)". Il me dévisage, cherche la réponse et me déclare que NON, ma contraception n'est pas active...

2ème grand moment de solitude

Je lui explique alors le risque de grossesse, compte tenu de mes activités de la veille et il me propose la pillule du lendemain. Parfait, me dis je, le cauchemar va prendre fin.

"2 infos, me lance-t-il :

- il faut la prendre dans les 12 heures après l'acte à risque (humm... très poétique cette expression) pour qu'elle soit la plus efficace possible. Nous sommes dans les 12h ?

premièrement : la question est de savoir si JE suis dans les 12h ! lui, il n'a rien à voir avec tout ça !

deuxièmement : il est 11h30. J'ai alors 2 possibilités : mentir et lui dire que non, je ne suis pas dans les 12h, puisque le dit acte à risque a eu lieu avec mon mari entre 21h46 et 21h52, durant la page de publicité de mon feuilleton télévisé, diffusé sur TF1 OU dire la vérité et que OUI, je suis dans les 12h, puique le dit acte à risque a eu lieu avec l'Amoureux interdit vers 1h, après un RDV clandestin...

3ème grand moment de solitude 

je me contente de répondre, la tête baissée, "oui, nous sommes dans les 12h..."

- bon... prenez la tout de suite ! 2ème info : vous risquez d'être adynamique, très malade (nausées et vomissements, maux de ventre, de tête...) et d'avoir qq saignements.

Parfait, me dis-je ! je pars justement ce soir pour un garnd WE familial à Center Parcs ! des saignements, de l'éreintement et des douleurs, je n'aurai aucune difficulté à les cacher !!!!

4ème grand moment de solitude

 

Au final : pas de bébé (comme vous avez pu le constater !), une grosse frayeur pour rien (pas d'effet secondaire) et une bonne leçon ! le jeudi suivant, je raconte mon histoire à ma copine Nass, qui m'avoue avoir fait exactement la même chose la veille ! bref, nous sommes ainsi devenues les 2 chaudasses de la Mutualité qui ne savent pas se tenir ! Et le fameux David nous regarde maintenant avec un oeil compatissant.... une grosse frayeur, une bonne leçon et une couche de honte, donc !

En guise de leçon de rappel : A. hier soir, 3 ans et demi, insupportable, ingérable. Et Timkerbel qui me lance "putain, mais ce gosse, c'est une pub ambulante pour les préservatifs !". J'en ris encore !

 

 

11.03.2008

Trans Européennes

Lundi soir, puisqu'il n'y a toujours pas moyen de bouder, je décide de me rendre au concert de piano-jazz organisé à Bonsecours dans le cadre des Trans Européennes (du 7 au 22 mars, sur toute l'agglo, l'Allemagne en invitée d'honneur). Pour ce faire, je débauche Thibaut, mon voisin (oui, encore lui !). En rejoingnant la voiture, il me lance un "à part qu'on ne b**se pas, on est un vrai couple !" (vous remarquerez l'âme poétique du Mâle). Une envie de lui répondre "et on ne s'aime pas non plus !" mais c'était entrer dans trop de considérations et dans une hypothétique conversation gênante, donc, je me suis abstenue.

 

Après une vile et vaine tentative de gruge à l'entrée (qui consiste à mentir et à affirmer que j'ai réservé 2 places), nous attendons quelques minutes dans le hall du casino de Bonsecours puis entrons nous installer en haut des gradins, alors que des places sont encore libres devant la scène. Est ce notre éducation judéo-chrétienne qui nous pousse à la discrétion ou notre réflexe de mauvais-élève-qui-dort-contre-le-radiateur qui nous fait agir ainsi ? mystère.

 

Danijel Détoni, pianiste croate, s'installe et nous offre un solo reprennant les oeuvres de Debussy, de Schuman et de son propre père, compositeur. Une alternance de rythmes et de jolies mélodies, pas le meilleur concert de piano donné mais un résultat plutôt agréable. Curieuse de ce que peut en penser mon voisin, je me retourne et m'aperçois... qu'il dort !

Entracte. Je vois alors Bono Bonau, accompagné de Cargoux. Bla Bla Bla et re Bla Bla Bla (municipales, blog, Vanessa...).

 

Deuxième partie : Arcticum, groupe jazzi estonien. Sa musique est la traduction virtuelle du climat du pays (selon ses propres termes). Un premier morceau entrainant, d'une atmosphère particulière, douce et nordique ! Puis des morceaux "spéciaux" ponctués constitués de temps morts musicaux, de petits bruits, d'instruments inconnus aux sonorités à peine perceptibles... Très "Nature et Découverte" me dis-je. C'est alors que Thibaut, sorti des bras de Morphée, me fait part de ses impressions "on dirait la BOF d'un film de boule...". Des références différentes, donc !!

 

Un concert sympa qui m'a permis d'abandonner mes envies de boudage. Sont forts ces nordiques ! (font aussi les meubles IKea, j'vous rappelle !)

10.03.2008

pas moyen de bouder !

Hier matin, je me réveille avec le coeur gros. Comprenez qu'un élément me gêne (élément que je ne développerai pas ici, ça serait trop long)

C'est donc un jour "sans", comme ça arrive parfois. D'habitude, en telles circonstances, je me violente pour laisser ça de côté et paraître normale.

Mais hier, je n'en ai pas envie. Je décide alors de bouder et de traîner la patte. Vais pas au marché et parle pas beaucoup (chose rare). Thibaut (mon voisin) ne lâche rien et ne veut pas me voir comme ça. Aussi, il me tane, me booste, m'engueule et me fait rire. Je m'absente ensuite pour rejoindre l'Hôtel de ville, où les résultats des Municipales sont annoncés vers 20h. N'étant pas de nature à faire payer à Paul ce que Jacques a fait, je croise des gens, je souris, je dis bonjour, je parle un peu, je ri avec ma cops et son mari, j'écoute Arnaud Faugère et les résultats. Ecrasante victoire de Valérie Fourneyron. Bonne nouvelle qui me donne le sourire durant qq dizaines de minutes puis départ de ma cops et trainage de patte de nouveau. Après un discours motivé et émouvant, Madame le Maire s'éclipse. Je rentre donc chez moi et continue de bouder. Mais Thibaut ne veut pas...

 

Ce matin, je décide de bouder pour de vrai. Pas de bonne nouvelle annoncée ni de Thibaut pour m'en empêcher. J'arrive donc au Siège Social de ma société pour une formation de 2 jours. Mon big boss est là pour en faire la présentation et conclut d'un "je compte sur votre réactivité pour rendre ce stage dynamique" en me lançant une oeillade incitative et personnalisée. Il part et nous laisse avec le conférencier ARPEGE, qui avait évidemment intercepté l'oeillade, et qui me sollicite donc dès les premiers jeux de rôle (ma voix dans un magnéto est divine...). Le midi, je croise une autre boss qui s'étonne de ne pas me voir euphorique : "ça ne vous ressemble pas ! vous êtes tellement joyeuse d'habitude !" et au conférencier "vous savez, Barbara, c'est quelqu'un !" et lui : "oui, oui, j'ai perçu une sacrée personnalité !"

 

Valorisant me direz vous ? oui, valorisant ! très valorisant même !

 

Mais moi, je veux BOUDER !  y'a pas moyen de faire la gueule quand on est une Barbie ???!!!!!!!!!!!!

 

Je bouderais bien de ne pas pouvoir bouder, tiens !

05.03.2008

Mourir 3 fois... ou pas

L'autre jour, je papotais avec mes amis comédiens (mes amis du théatre, en fait... mais nous aimons nous prendre pour des stars !) et ils s'amusaient de constater que ma vie est rythmée d'anecdotes, plus ou moins positives, et qu'il ne se passait pas une semaine sans le déroulement d'un événement un peu particulier...

Et bien cette semaine, c'est mon mardi qui a tout pris ! (du moins, je l'espère...) Parce que mardi, j ai failli mourir 3 fois ! Explications :

 

- Mourir de Peur

Il y a quelques jours, je me vantais d'avoir quitter Chéri Chéri avec pertes et fracas (et humiliation de l'homme). Faut dire qu'il l'avait bien mérité. J'étais contente de moi, fière d'avoir balayé ce qui me salissait. Sauf que Chéri Chéri ne semble pas l'entendre de cette façon. Notre amie commune a tiré la sonnette d'alarme lundi soir et m'a vivement conseillée de faire très attention et de bien vérouiller ma porte le soir. Car Chéri Chéri s'avère être un psychopathe... (ce qui lui vaudra d'ailleurs son nouveau surnom, tiens). Je m'endors donc lundi avec cette trouille au ventre, contrairement à mon subconscient qui lui va rester en activité toute la nuit. Résultat : des cauchemars (un bébé-psychopathe dans mon ventre, une agression nocturne, une séquestration...). Je me suis donc réveillée en transe, en sueur et en larmes mais soulagée d'être vivante, entière et sans foetus. Ceci dit, le Mâle mal n'est pas guéri et je reste sur mes gardes.

 

- Mourir de Honte

Il y a quelques mois, je vous racontais ma rencontre avec DG, attaché de direction de ma société, et le feeling ressenti, amico-professionnel. Je discute de cette rencontre avec AM, employé de la dite société et copain depuis nos années lycée : "DG ? très sympa... bla bla, très pro... bla bla, très accessible... bla bla, et puis beau gosse, tout a fait mon genre de mec !" Petite confidence entre amis, me dis-je. Mardi, appel puis mails de DG, et après consultation de ma technicité pour une mise à jour de ses fiches récapitulatives (qui, voyez le comble, sont destinées à mon service...), l'homme s'est penché sur ma potentielle activité sexuelle. Flattée et surprise de l'attirance suscitée, j'avance en contre argument le caractère "promotion canapé" sous-jacent et... sa femme (c'est tout de même dingue cette propension naturelle à attirer les hommes mariés...) ! Il oppose alors la connaissance de mes propos antérieurs. Et oui, la petite confidence entre amis était sans compter sur la discrétion notoire d'AM, qui s'était empressé de reproduire mes paroles au principal intéressé... Ouf, outre son côté sexo-animal, DG comprend mon refus et ne semble pas m'en tenir rigueur (à suivre...)

 

- Mourir... tout court

Un bouchon dans le siphon de baignoire ? Pas de problème, c'est encore une mission pour Barbie-Bricol ! En réalité, j'achète du Destop de la Mort, m'arme de gants et de lunettes (conformément aux conseils d'utilisation), dépose les granules (oui, c'est anti écolo, je le sais mais je vous jure que je n'avais pas le choix), verse lentement qq verres d'eau et la réaction chimique opère toute seule. Elle opère tellement bien, que je sens mon corps s'alourdir, mes paupières tomber et mon esprit partir vers d'autres cieux. Je m'effrondre alors sur ma baignoire. Mon cerveau arrive à trouver un peu de vie et m'ordonne de bouger mais mon corps ne répond pas. Je retiens ma respiration afin d'éviter les inhalations toxiques et finis par me jeter en arrière. Je rampe, sors de ma salle de bain, atteins ma chambre, ouvre la fenêtre et... respire revis enfin !

 

Vous cautionnerez donc mon manque de concentration lors de la réunion de quartier animée par Valérie Fourneyron (candidate socialiste à la mairie pour les non-Rouennais), (à moins, qu'un autre facteur humain ait vocation à me déconcentrer... bref !) et lors de mon cours de théatre.

 

Aujourd'hui mercredi, rien... pas une menace, pas une proposition indécente, pas un évanouissement, rien... je me suis un peu ennuyée en fait !

 

02.03.2008

Glop, pas glop

Aussi Glamour puisse-t-elle être, la fille confesse parfois quelques anecdotes anti-sexe (elle est aussi une être humaine, merde !)

 

Sachez Messieurs, que derrière la minette que vous venez de croiser dans la rue, chez votre cousin, dans la queue du ciné, à la cantine de la Vatine, dans un bar ou au supermarché, se cache une personne à part entière, avec ses revers humains. Pressée, fatiguée, feignasse, lâche ou autre, la fille fait parfois des trucs pas glam's du tout (je vous préviens, si j'assume certaines tares, tous les exemples cités ne sont pas le fruit de mes actes !) :

- le matin, la fille, pressée, enfile et troue ses collants opaques (= ceux qui ne filent pas) en haut de la cuisse. Tant pis, elle les garde, parce que de toutes façons, ça ne se voit pas...

- la fille, qui a grossi un peu, porte un pantalon mal coupé (à moins que ça ne vienne pas du pantalon ?....), entame une guerre effrénée pour le fermer, le bouton éclate dans la journée alors elle le ferme avec une épingle à nourrice. Pas de bol, ce jour, j'ai eu (oui, celui là, je l'assume !) un accident de la route, avec intervention des pompiers et transfert à l'hôpital. Tout le monde a ainsi eu le loisir de découvrir ma fermeture de fortune... résultat : une sacrée leçon, je ne recommencerai pas ! de toutes façons, ils ont coupé mon pantalon (ben oui, il était quand même grâve mon accident !),

- lors d'une conversation téléphonique un peu longue, aussi passionnante fusse-t-elle, la fille, pragmatique, va discrétement faire pipi (elle est juste embêter pour le bruit de la chasse d'eau),

- la fille, flemmarde, écoute des chansons d'ado de 16 ans le dimanche, habillée d'un pull diforme,

- la fille, courageuse (si, si !!), reconnaît être amoureuse, mais pas de celui qui partage son temps... et l'avoue à qui de droit,

- la fille, frigorifiée, dort parfois avec ses chaussettes grenouilles (pas de bol, parfois l'amoureux rentre dans la nuit, alors qu'il devait être absent pendant encore 24h...)

- la fille, énervée, lit et déchire le courrier (bulletin de salaire, relevé de compte...) de la précédente occupante de son appartement (faut dire que la dite occupante avait fait couper l'eau sans prévenir... oui, celui là aussi je l'assume !)

- la fille, desespérée et/ou nympho, prête à tout pour attirer l'attention du Mâle maladroitement convoité, explique son épilation particulière de maillot et... lui montre ! (non, non, celui là n'est pas de moi !!)

- la fille, feignasse, ne se démaquille pas le soir et se réveille avec du rimel jusqu'aux joues, voire aux genoux,

- la fille, coquine, promet à son chéri de ne rien raconter de sa vie sexuelle mais s'empresse de conter qq anecdotes lors de ses déjeuners purement féminins (ou pas d'ailleurs)

- la fille, peste, apprend la probable arrivée de son ancienne collègue, détestée et détestable, dans SON service. Alors elle crache son venin directement auprès du grand Chef, décisionnaire de l'arrivée de l'ennemi,

- PIRE , la fille, très peste, a un job étudiant dans un grand magasin. En fouillant un peu, elle découvre 2 piles de CV : les recalés et les convoqués à un entretien. Un rapide tour, la vue de l'identité de son ennemi de collège dans les "convoqués" et hop, un CV déplacé dans la pile voisine...

- la fille, feignasse (encore !), s'endort après avoir diner et ne fait pas sa vaisselle (ça peut vous paraître anodin mais moi, je trouve ça dégueu),

- la fille, malade, traine toute la journée et dort dans un pyjama en pilou pilou qui pue (et même parfois, elle vomit)

 

Alors, non, parfois la fille n'est pas jolie jolie à l'intérieur... ET à l'extérieur !

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