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16.07.2008

Y'a pas que les grands...

Voilà quelques jours que je devais me rattraper et vous poster un petit billet plein de légeretés !

et bien merci Rima, grâce à toi, j'ai mon sujet (enfin, tu peux aussi m'accuser de plaggia  mais bon... !)

Je vais vous raconter mes amourettes de vacances. N'ayez pas peur, je ne vais pas vous conter mes belles amours perdues. Non. Vous avez pu constatez au fil des mois qu'à 26 ans, je ne suis pas une championne de l'Amuuuur, alors je vous laisse imaginer à 15...

Pour nous mettre dans le bain, je vous propose une petite chanson de circonstance. Certes, j'aurai pu faire un effort et l'inclure directement sur cette page seulement voilà... je n y arrive pas ! (ben oui, je sais, je suis nulle). Bref ! Faites moi plaisir, écoutez là et prêtez attention aux paroles (mon passage préféré concerne quand même le bracelet brésilien).

1995. Premières vacances avec mes copines. Noirmoutier.

J'ai 14 ans et demi (dois je vous rappeler l'importance de la demi à cet âge ?). Au début des vacances, je rencontre Julien (...), en tombe amoureuse (j'vous jure que je n'en fais pas exprès !) et ... n'ose pas y aller. Il a les cheveux blonds et un crocodile sur son blouson, alors évidemment, je suis intimidée. Son frère me drague. Zut. Bon, ça me permet de l'approcher (pas de pitié à l'époque). Alors le soir venu, je me fais belle : le pantalon évasé turquoise, la robe Jennyfer bleue et turquoise par dessus, les chaussures compensées et le sac Viahero en bandoulière (merci appareil photo numérique de ne pas exister à ce moment là...), la coiffure étudiée et le trait d'eye liner qui remonte vers les tempes (si, si, j'vous jure...). Grâce à mon attirail de parfaite djeuns des 90's, et après avoir menti sur mon âge, je roule des galoches à Julien devant les autres (c'est marrant comme les ados ne sont pas pudiques sur certains points) en fin de soirée (c'est à dire vers 23h), pendant que ma copine Mélanie s'occupe avec Alix, bien plus vieux que nous (et même qu'il boit de la bière).

Trop contentes de nos exploits, nous rentrons un peu en retard et éméchées mais, tout va bien, les parents n'ont rien vu.

Une dizaine de jours d'idylle s'en suit et les larmes coulent entre Noirmoutier et Rouen quand sonne le retour. Quelques photos sont prises et constituent notre unique raison d'être. Puis quelques jours plus tard, le téléphone sonne et c'est la rupture "je ne pourrais pas gérer la distance" (Paris Rouen ndlr) me dit-il. Le monde s'écroule, je suis effondrée, "pourquoi ????", "jamais je ne pourrais le remplacer", "je l'aime tant"... et ça pendant 2 bonnes heures au moins ! c'est l'avantage des jeunes coeurs : ils oublient aussi vite qu'ils sont brisés !

1996. Secondes vacances avec mes copines. La Palmyre.

J'ai 15 ans et demi et il est hors de question que je me fasse avoir comme l'année précédente (vous comprenez, j'ai tellement souffert...). Je mets mon échec sur le compte de la jeunesse (vous comprenez, je suis bien plus mûre et mature en 1996 qu'en 1995...). Alors avec ma copine, on décide de ne pas tomber amoureuse (oui, à l'époque, on décide !). Et puis terminées ces tenues ridicules avec ces pantalons évasés, place à la coupe moulante et au petit top nombriliste (= qui laisse voir notre cicatrice natale) et la veste de tailleur (merci encore appareil photo numérique de ne pas exister non plus à cette époque...). Nous rencontrons une bande de mecs, de 18 à 25 ans, tout droit venue de Bobigny, au volant de grosses mercos et BMW. Les 400 coups commencent et la grosse mercos finit même par rouler sur un des nôtres (ouf, il n'est pas mort). Au 401ème coup, la joyeuse bande se fait virer du camping et nous restons toutes les 2. Ce monde cruel s'acharne décidément sur nous. Nous engageons alors un périple ou plutôt un marathon : celle qui roulera des pelles à un plus grand nombre de mecs à la fin des vacances gagne ! Résultat : on est même obligées d'embrasser 1 ou 2 mecs en commun (organisées que nous sommes, nous alternons quand même les soirs) et ma morue de copine (tricheuse qu'elle est) gagne en me disant "ok, on arrête à ce score égalitaire" et roule une ultime pelle en fin de soirée (c'est à dire vers 2h - notez la grosse amélioration sur l'autorisation de sortie).

1997. Troisièmes vacances avec mes copines. La Bretagne (lieu exact oublié)

Sages comme des images, nous sommes amoureuses et nos chéris, amis entre eux, sont restés à Rouen. Il pleut toute la semaine. Et le père de ma copine est con comme un balai. Heureusement, nous achetons des flash de Whisky et racontons nos faibles expériences sexuelles. Heureusement aussi, les soeurs de ma cops se détestent et se battent. Nous comptons ainsi les points.

1998. Vacances chez mon frère. Grenoble...

... avec ses copains ! sauf que mon frère ne l'entend pas de cette oreille et nous fait une guerre insoutenable. Ses copains n'ont pas le droit de m'approcher à moins de 2 ou 3 mètres. Alors qu'il y a cet italien, aux yeux noirs, au torse poilu et à la voix suave, me susurrant des mots à peine compréhensibles dès que le tyran va remplir son verre.

1999 ressemble étrangement à 1996... !

Puis 2000 et là, rien ne va plus. Des vacances en couple ou entre copines mais avec Chéri resté à quai. Et depuis c'est comme ça. Je profite des vacances pour me reposer et ne sors pas beaucoup. Comme... non !... si... rrrooooo... comme... comme une adulte ! m**... ! (à part peut être Val Thorens 2007, où nous avons étudié, Elise et moi, le Hollandais, tandis que notre ami Tonio, viré du bar, grattait la porte de l'appartement des gens sages et endormis, et en nous maudissant "les filles, elles embrassent n'importe qui !")

Et cet été ? quelle situation m'attend ?! une sagesse exemplaire ou un concours de pelle ?!!