13.03.2008

Sortez couverts !

Il y a à peu près un an, je..., je... enfin, je... bref, je commets un acte de reproduction humaine (dirons nous !) avec celui qui hante mes pensées (alors qu il est "L INTERDIT" par excellence). Faut dire qu'il m'y avait poussée (c'est un peu facile, je sais, mais il n'a pas moyen de se défendre ici !!!). Bref, je ne vous fais pas de dessin, vous êtes des adultes !

 

Le lendemain, échange de textos habituel, toout va bien, je suis fatiguée de ma courte nuit mais sur mon nuage. Puis, c'est LA claque. Oups ! voilà déjà plusieurs jours que je bidouille avec ma contraception habituelle et je ne suis pas sure qu'elle recouvre toute son utilité... paniquée, je file à la pharmacie pour me renseigner des réels risques. Je précise que la dite pharmacie se trouve juste en bas de mon bureau, que je passe devant tous les jours et que les préparateurs présents sont quasiment des collègues, puisqu'employés de la Mutualité Française.

Quand je me rends habituellement dans cette pharmacie pour acheter mon baume à lèvres NUXE à 52 dollars ou ma crème de jour à 432 dollars, je suis servie par Sylviane, préparatrice d'une cinquantaine d'années, aux cheveux gris, au pull jacquard gris, à la jupe plissée grise et aux collants gris avec des chiens gris foncés dessinés.

Evidemment, quand je me rends à la pharmacie pour savoir si ma connerie de la veille ne risque pas de chambouler ma vie, je suis servie par David, préparateur d'une trentaine d'années, au sourire Ultra Brite, à la petite coupe fashion et aux converses de la mort (que tu trouve seulement en espagne, tellement elles sont fashion).

1er grand moment de solitude.

Je tente alors de conter mon histoire sans entrer trop dans les détails : "voilà, je crois que ma contraception ne doit pas répondre à ses obligations compte tenu de tels et tels facteurs (= mes oublis répétés)". Il me dévisage, cherche la réponse et me déclare que NON, ma contraception n'est pas active...

2ème grand moment de solitude

Je lui explique alors le risque de grossesse, compte tenu de mes activités de la veille et il me propose la pillule du lendemain. Parfait, me dis je, le cauchemar va prendre fin.

"2 infos, me lance-t-il :

- il faut la prendre dans les 12 heures après l'acte à risque (humm... très poétique cette expression) pour qu'elle soit la plus efficace possible. Nous sommes dans les 12h ?

premièrement : la question est de savoir si JE suis dans les 12h ! lui, il n'a rien à voir avec tout ça !

deuxièmement : il est 11h30. J'ai alors 2 possibilités : mentir et lui dire que non, je ne suis pas dans les 12h, puisque le dit acte à risque a eu lieu avec mon mari entre 21h46 et 21h52, durant la page de publicité de mon feuilleton télévisé, diffusé sur TF1 OU dire la vérité et que OUI, je suis dans les 12h, puique le dit acte à risque a eu lieu avec l'Amoureux interdit vers 1h, après un RDV clandestin...

3ème grand moment de solitude 

je me contente de répondre, la tête baissée, "oui, nous sommes dans les 12h..."

- bon... prenez la tout de suite ! 2ème info : vous risquez d'être adynamique, très malade (nausées et vomissements, maux de ventre, de tête...) et d'avoir qq saignements.

Parfait, me dis-je ! je pars justement ce soir pour un garnd WE familial à Center Parcs ! des saignements, de l'éreintement et des douleurs, je n'aurai aucune difficulté à les cacher !!!!

4ème grand moment de solitude

 

Au final : pas de bébé (comme vous avez pu le constater !), une grosse frayeur pour rien (pas d'effet secondaire) et une bonne leçon ! le jeudi suivant, je raconte mon histoire à ma copine Nass, qui m'avoue avoir fait exactement la même chose la veille ! bref, nous sommes ainsi devenues les 2 chaudasses de la Mutualité qui ne savent pas se tenir ! Et le fameux David nous regarde maintenant avec un oeil compatissant.... une grosse frayeur, une bonne leçon et une couche de honte, donc !

En guise de leçon de rappel : A. hier soir, 3 ans et demi, insupportable, ingérable. Et Timkerbel qui me lance "putain, mais ce gosse, c'est une pub ambulante pour les préservatifs !". J'en ris encore !

 

 

05.03.2008

Mourir 3 fois... ou pas

L'autre jour, je papotais avec mes amis comédiens (mes amis du théatre, en fait... mais nous aimons nous prendre pour des stars !) et ils s'amusaient de constater que ma vie est rythmée d'anecdotes, plus ou moins positives, et qu'il ne se passait pas une semaine sans le déroulement d'un événement un peu particulier...

Et bien cette semaine, c'est mon mardi qui a tout pris ! (du moins, je l'espère...) Parce que mardi, j ai failli mourir 3 fois ! Explications :

 

- Mourir de Peur

Il y a quelques jours, je me vantais d'avoir quitter Chéri Chéri avec pertes et fracas (et humiliation de l'homme). Faut dire qu'il l'avait bien mérité. J'étais contente de moi, fière d'avoir balayé ce qui me salissait. Sauf que Chéri Chéri ne semble pas l'entendre de cette façon. Notre amie commune a tiré la sonnette d'alarme lundi soir et m'a vivement conseillée de faire très attention et de bien vérouiller ma porte le soir. Car Chéri Chéri s'avère être un psychopathe... (ce qui lui vaudra d'ailleurs son nouveau surnom, tiens). Je m'endors donc lundi avec cette trouille au ventre, contrairement à mon subconscient qui lui va rester en activité toute la nuit. Résultat : des cauchemars (un bébé-psychopathe dans mon ventre, une agression nocturne, une séquestration...). Je me suis donc réveillée en transe, en sueur et en larmes mais soulagée d'être vivante, entière et sans foetus. Ceci dit, le Mâle mal n'est pas guéri et je reste sur mes gardes.

 

- Mourir de Honte

Il y a quelques mois, je vous racontais ma rencontre avec DG, attaché de direction de ma société, et le feeling ressenti, amico-professionnel. Je discute de cette rencontre avec AM, employé de la dite société et copain depuis nos années lycée : "DG ? très sympa... bla bla, très pro... bla bla, très accessible... bla bla, et puis beau gosse, tout a fait mon genre de mec !" Petite confidence entre amis, me dis-je. Mardi, appel puis mails de DG, et après consultation de ma technicité pour une mise à jour de ses fiches récapitulatives (qui, voyez le comble, sont destinées à mon service...), l'homme s'est penché sur ma potentielle activité sexuelle. Flattée et surprise de l'attirance suscitée, j'avance en contre argument le caractère "promotion canapé" sous-jacent et... sa femme (c'est tout de même dingue cette propension naturelle à attirer les hommes mariés...) ! Il oppose alors la connaissance de mes propos antérieurs. Et oui, la petite confidence entre amis était sans compter sur la discrétion notoire d'AM, qui s'était empressé de reproduire mes paroles au principal intéressé... Ouf, outre son côté sexo-animal, DG comprend mon refus et ne semble pas m'en tenir rigueur (à suivre...)

 

- Mourir... tout court

Un bouchon dans le siphon de baignoire ? Pas de problème, c'est encore une mission pour Barbie-Bricol ! En réalité, j'achète du Destop de la Mort, m'arme de gants et de lunettes (conformément aux conseils d'utilisation), dépose les granules (oui, c'est anti écolo, je le sais mais je vous jure que je n'avais pas le choix), verse lentement qq verres d'eau et la réaction chimique opère toute seule. Elle opère tellement bien, que je sens mon corps s'alourdir, mes paupières tomber et mon esprit partir vers d'autres cieux. Je m'effrondre alors sur ma baignoire. Mon cerveau arrive à trouver un peu de vie et m'ordonne de bouger mais mon corps ne répond pas. Je retiens ma respiration afin d'éviter les inhalations toxiques et finis par me jeter en arrière. Je rampe, sors de ma salle de bain, atteins ma chambre, ouvre la fenêtre et... respire revis enfin !

 

Vous cautionnerez donc mon manque de concentration lors de la réunion de quartier animée par Valérie Fourneyron (candidate socialiste à la mairie pour les non-Rouennais), (à moins, qu'un autre facteur humain ait vocation à me déconcentrer... bref !) et lors de mon cours de théatre.

 

Aujourd'hui mercredi, rien... pas une menace, pas une proposition indécente, pas un évanouissement, rien... je me suis un peu ennuyée en fait !