06.05.2008
Un matin de pur bonheur
Les médecins ayant une grosse tendance à vouloir supprimer tout ce que la nature nous offre APRES la naissance au pretexte que le dit cadeau est trop gros, trop petit, trop rouge ou pas assez, je ne fais pas exception et après moultes examens, je dois me rendre ce matin au CHU.
Prévoyante, je laisse la SMART garée et décide de prendre le TEOR. Théatre des Arts - CHU, à peine 10 min de transport. C'était sans compter sur les manifestations d'étudiants qui squattent les voies réservées. Manifestations des plus élaborées : pas de chanson, pas de banderole, pas de revendication... juste 2 ou 3 centaines de lycéens qui braillent des "ouoouuuuuaaaaiiiiisss", "aaaahhhhh", "oooooohhhh". Je suis donc à 20 min de transport.
J'arrive au CHU pile à l'heure et suis reçue par le docteur, assisté d'un interne (génial, c'est encore plus confortable quand ils sont 2). Evidemment, je n'ai retenu que la moitié des recommandations de mon médecin traitant et du coup, je n'ai pas fait tout ce qu'il fallait (je n'ai pas amené les résultats de la prise de sang, patati patata...). Pas grâve, la petite intervention commence. Mon oeil bionique étant resté à la maison, je ne vois pas l'intervention... mais la sens ! une étrange sensation de me faire littéralement charcuter m'envahit. Et pour me faire participer un peu, je suis en charge de tenir le petit aspirateur (je préfère ne pas vous dire à quoi il sert...). Après une bonne dizaine de minutes de boucherie, je suis ornée d'un pansement semblant me faire venir d'Irak et suis priée de me lever doucement car ma tête peut tourner un peu. Le mot est faible.
Je repars donc avec ma tête tournante et mon pansement de guerre, heureusement caché par mes vêtements, et arrive à la station de TEOR. L'engin est bondé : un couple russe parle plus fort que tout le monde (le Monde entier, hein, pas juste le monde du TEOR, et le monde entier réuni bien sur, pas vulgairement séparé par des frontières), un enfant de 3 ans qui huuuuuurle tout ce qu'il peut (ainsi, le couple russe parle plus fort encore), une classe de 3ème qui revient d'une séance de sport, des gamins avec un sifflet et des gens normaux qui s'expriment, créant un brouhaha.
Ma tête passe alors en surchauffe et me rappelle brutalement pourquoi je n'aime pas les transports en commun. Je décide de descendre au plus vite, sors du bus et me jette sur un banc, pour reprendre un peu mon souffle. Bien sur, la jeune maman de l'enfant hurleur descend également et s'installe sur ce même banc. Ô joie.
Je finis donc ma route à pieds, vidée, avec cette douleur lancinante.
Vivement demain !
20:41 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : barbie, bla bla, bonheur, hopital, teor
12.02.2008
Quiche royale !
Je vous rappelle être rentrée saine et sauve de mon petit séjour à Val d'Isère (j'en profite d'ailleurs pour préciser que cette station est magnifique et que les commerçants sont super agréables, chose rare dans ce genre d'endroits).
Lundi matin, je me rends à la clinique du Cèdre à Bois Guillaume (je ne vous ai pas raconté mais il m'arrive un truc un peu naze, qui va me coûter qq allers retours dans les différents centres médicaux de l'agglo et surtout des piqûres... aarrrggggg !) et me casse le nez sur la porte du bâtiment B (comprenez juste que la porte est fermée, je suis pas encore assez quiche pour me la prendre en pleine face). Je fais donc le tour pour rejoindre la porte du bâtiment A mais je suis stoppée net dans mon élan par une vilaine plaque de verglas (alors qu il ne fait même pas froid...) et tombe comme une merde...
J'en rigole un peu (jaune) et me dis que c'est un comble ! je continue ma route et vais voir mon médecin. La journée se déroule tranquillement et le soir venu, je m'endors paisiblement.
Ce matin, pas de lapin ni de chasseur, mais une horrible douleur qui me transperce l'épaule. Comme je suis forte et courageuse, je vais bosser sans broncher (vive les boites automatiques dans les voitures modernes). Vers 16h, je sens que la soirée risque d'être un peu longue, alors je ravale ma fierté et prends rdv chez le docteur (ça faisait longtemps que je n'avais pas vu une blouse blanche, dis donc...). Il me rassure sur l'absence de fracture mais m'envoie faire une radio en urgence (ouh la, ça craint, me dis-je). Il appelle son confrère de l'hôpital et me demande de faire au plus vite, je suis attendue ! Je traverse donc la ville en courant pour aller récupérer ma voiture et file à la clinique de l'Europe. J'ai bien évidemment tous les feux rouges, un boulet qui ne trouve pas la première vitesse et même un tracteur (aussi étonnant soit il...)
Bref, j'arrive halletante et suis reçue par porte de prison n° 1 : "vot' carte vitale, vot' carte de mutuelle, vot' ordonnance... (photocopies..) ok, vous allez en radiologie et vous revenez ici" penaude, j'ose à peine demander où se trouve la radiologie... porte de prison n° 1 me lance un regard noir et m'indique le chemin d'un ton exaspéré. J'arrive en radiologie et suis reçue par porte de prison n° 2 :
"- vot' carte vitale, vot' carte de mutuelle, vot' ordonnance... (et re-photocopies... sont pas écolos dans les hopitaux, me dis-je) ok, on fixe un RDV"
moi : "euh non, il est stipulé que je dois faire cette radio en urgence... "
porte de prison n° 2 "ah oui ?? et POURQUOI je devrais vous faire cette radio en urgence ???"
moi (regrettant amèrement de ne pas avoir retenu les termes médicaux annoncés par le professionnel de la santé !!) : "ben, parce que le médecin l'a ainsi décidé"
porte de prison n° 2 : "pfffououo... (gros souffle exaspéré), ok, vous attendez là". Elle décroche alors son téléphone et demande à porte de prison n° 1 de ne plus envoyer de patients des urgences à la radiologie. je me sens alors.. de trop !
Bref, l'acte se pratique, elle me contorsionne sans aucune délicatesse, me donne ma radio et m'éjecte aux urgences. C'est alors qu'un gentil médecin (ouf !) arrive et m'explique qu'il y a une vilaine contusion sur la capsule articulaire, que je risque de souffrir un peu mais que ce n'est pas grâve (parle pour toi, chéri !). Zou, une écharpe, des cachets et ca fera l'affaire !
Alors, ce soir, dans mon appart', shootée par les médocs, je m'engagerai bien à ne plus me plaindre futilement, à ne plus me moquer (gentiment) des amoureux de la St Valentin, à reconnaitre aisément que je ne suis absolument pas une anti-amour... juste pour qu'IL soit là.
Je balancerai bien aussi un grand "quelles bandes de connasses ces infirmieres, ASH, et agents d'accueil hospitaliers".. mais c'est un tout autre sujet !!!
22:30 Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : blabla, boulot, journée, médecin, hopital, épaule


