12.02.2008

Quiche royale !

Je vous rappelle être rentrée saine et sauve de mon petit séjour à Val d'Isère (j'en profite d'ailleurs pour préciser que cette station est magnifique et que les commerçants sont super agréables, chose rare dans ce genre d'endroits).

 

Lundi matin, je me rends à la clinique du Cèdre à Bois Guillaume (je ne vous ai pas raconté mais il m'arrive un truc un peu naze, qui va me coûter qq allers retours dans les différents centres médicaux de l'agglo et surtout des piqûres... aarrrggggg !) et me casse le nez sur la porte du bâtiment B (comprenez juste que la porte est fermée, je suis pas encore assez quiche pour me la prendre en pleine face). Je fais donc le tour pour rejoindre la porte du bâtiment A mais je suis stoppée net dans mon élan par une vilaine plaque de verglas (alors qu il ne fait même pas froid...) et tombe comme une merde...

J'en rigole un peu (jaune) et me dis que c'est un comble ! je continue ma route et vais voir mon médecin. La journée se déroule tranquillement et le soir venu, je m'endors paisiblement.

 

Ce matin, pas de lapin ni de chasseur, mais une horrible douleur qui me transperce l'épaule. Comme je suis forte et courageuse, je vais bosser sans broncher (vive les boites automatiques dans les voitures modernes). Vers 16h, je sens que la soirée risque d'être un peu longue, alors je ravale ma fierté et prends rdv chez le docteur (ça faisait longtemps que je n'avais pas vu une blouse blanche, dis donc...). Il me rassure sur l'absence de fracture mais m'envoie faire une radio en urgence (ouh la, ça craint, me dis-je). Il appelle son confrère de l'hôpital et me demande de faire au plus vite, je suis attendue ! Je traverse donc la ville en courant pour aller récupérer ma voiture et file à la clinique de l'Europe. J'ai bien évidemment tous les feux rouges, un boulet qui ne trouve pas la première vitesse et même un tracteur (aussi étonnant soit il...)

 

Bref, j'arrive halletante et suis reçue par porte de prison n° 1 : "vot' carte vitale, vot' carte de mutuelle, vot' ordonnance... (photocopies..) ok, vous allez en radiologie et vous revenez ici" penaude, j'ose à peine demander où se trouve la radiologie... porte de prison n° 1 me lance un regard noir et m'indique le chemin d'un ton exaspéré. J'arrive en radiologie et suis reçue par porte de prison n° 2 :

"- vot' carte vitale, vot' carte de mutuelle, vot' ordonnance... (et re-photocopies... sont pas écolos dans les hopitaux, me dis-je) ok, on fixe un RDV"

moi : "euh non, il est stipulé que je dois faire cette radio en urgence... "

porte de prison n° 2 "ah oui ?? et POURQUOI je devrais vous faire cette radio en urgence ???"

moi (regrettant amèrement de ne pas avoir retenu les termes médicaux annoncés par le professionnel de la santé !!) : "ben, parce que le médecin l'a ainsi décidé"

porte de prison n° 2 : "pfffououo... (gros souffle exaspéré), ok, vous attendez là". Elle décroche alors son téléphone et demande à porte de prison n° 1 de ne plus envoyer de patients des urgences à la radiologie. je me sens alors.. de trop !

 

Bref, l'acte se pratique, elle me contorsionne sans aucune délicatesse, me donne ma radio et m'éjecte aux urgences. C'est alors qu'un gentil médecin (ouf !) arrive et m'explique qu'il y a une vilaine contusion sur la capsule articulaire, que je risque de souffrir un peu mais que ce n'est pas grâve (parle pour toi, chéri !). Zou, une écharpe, des cachets et ca fera l'affaire !

 

 

Alors, ce soir, dans mon appart', shootée par les médocs, je m'engagerai bien à ne plus me plaindre futilement, à ne plus me moquer (gentiment) des amoureux de la St Valentin, à reconnaitre aisément que je ne suis absolument pas une anti-amour... juste pour qu'IL soit là.

 

 

Je balancerai bien aussi un grand "quelles bandes de connasses ces infirmieres, ASH, et agents d'accueil hospitaliers".. mais c'est un tout autre sujet !!!